RUSSIE : UNE DÉCONNEXION DE L’INTERNET MONDIAL, DÉSORMAIS POSSIBLE

Depuis quelques années, la Russie planche sur une solution technologique qui permettrait de jouir d’une indépendance du Net. Autrement dit, cette puissance mondiale voudrait avoir plus de contrôle sur la vie en ligne. Cependant, le projet en question reste toujours en cours. Avec CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS, obtenez plus de détails sur ce projet.

 

Internet isolable, un plan vers une sorte de gigantesque intranet pour la Russie

La Russie envisage la possibilité de se déconnecter de l’Internet mondial. Et pour cela, elle a testé avec succès une alternative nationale au Web mondial. Il s’agit d’une infrastructure internet national baptisé RuNet.

Selon le professeur Woodward, ce format russe d’internet domestique représenterait une sorte de gigantesque intranet. Et cela permettrait aux FAI et aux opérateurs de télécommunications de configurer l’Internet à l’intérieur même des frontières russes.

Par ailleurs, pour réaliser ces tests, les autorités ont associés des agences gouvernementales russes, des fournisseurs d’accès à Internet locaux et des entreprises russes spécialisées dans le domaine d’Internet.

Bref, après le succès des tests de déconnexion d’Internet, le RuNet devient click here le plus large intranet au monde.

 

 

De multiples avantages et quelques réactions de mécontentement…

Cette initiative du gouvernement Russe va sans doute avoir des incidences sur la vie des populations. A priori, dans cette démarche, l’Etat pourra cumuler de multiples avantages. Il y a entre autres :

  • Le fait d’avoir davantage de contrôle sur ce à quoi ses citoyens peuvent accéder ;
  • Le pouvoir de limiter les informations externes ;
  • La possibilité d’évoluer sur internet sans avoir besoin d’accéder au système DNS général et à l’Internet extérieur ;
  • La capacité de se prémunir des cyberattaques, surtout celles d’origine extérieure.

Par ailleurs, le succès du RuNet pourrait susciter des réactions peu réjouissantes dans les rangs des défenseurs de la vie privée. En effet, ces derniers voient en cette initiative un projet de surveillance proche de la technologie du firewall chinois.

Enfin, le recours au RuNet offre éventuellement une sorte de souveraineté d’internet à la Russie. Seulement, pour ceux qui voient plus loin que le bout du nez, cela pourrait donner au pays le statut de « Non libre ».