12 Juin 2018 : Journée Mondiale contre le travail des enfants

Lors de la Journée mondiale contre le travail des enfants, l’UNICEF se joint à ses partenaires pour demander que l’on intervienne contre la pauvreté sous-jacente qui est à l’origine du travail des enfants afin d’obtenir une amélioration de l’accès à une éducation de qualité, en particulier pour les filles des régions pauvres et rurales. C’est un élément capital d’une démarche globale efficace.

Une grande partie des quelque 100 millions de filles impliquées dans le travail des enfants un peu partout dans le monde font le même travail que les garçons. Mais elles affrontent souvent des épreuves supplémentaires et courent de plus grands risques. En outre, les filles sont trop souvent exposées à certaines des pires formes de travail des enfants. Elles sont obligées de travailler à l’abri des regards, derrière les murs des usines ou au fin fond des champs ou derrière les portes de leurs propres foyers.

« De nombreuses filles font les mêmes travaux que les garçons, dans l’agriculture ou dans des usines, en plus elles passent de longues heures non payées à travailler au foyer ou ailleurs », constate Susan Bissell, Chef de la Protection de l’enfant à l’UNICEF. « Ce que le public ne voit pas, ce sont les tâches ménagères dont elles sont chargées dans d’autres foyers – cela les expose à d’autres dangers ».

Facteurs favorisant le travail des enfants

Des facteurs culturels et socio-économiques entrent en jeu au moment où une famille décide d’envoyer ou non ses filles à l’école. Les filles, en particulier lorsqu’elles arrivent à la puberté, peuvent également être limitées par d’autres facteurs. Des facteurs comme un trajet risqué pour aller à l’école, ou le manque de ressources en eau salubre ou d’installations sanitaires dans l’établissement scolaire.

L’Organisation internationale du Travail estime que les pires formes de travail des enfants comprennent des pratiques interdites comme la vente/la traite d’enfants, le recrutement forcé d’enfants soldats, l’utilisation ou l’offre d’enfants à des fins de prostitution ou de pornographie.

Chiffres-clés

Le rapport mondial de l’OIT sur le travail des enfants affirme qu’en 2004, 126 millions d’enfants travaillaient dans des conditions misérables. Les enfants les plus exploités sont souvent ceux qui sont les plus vulnérables – filles, orphelins, enfants des minorités ethniques et enfants des rues. Ils constituent la majorité des enfants qui ne vont pas à l’école.

« L’éducation offre un environnement sûr aux enfants mais lorsqu’une famille doit choisir entre la scolarisation de ses garçons ou celle de click here ses filles, ce sont souvent les filles qui perdent, dit Mme Bissell. L’amélioration de la scolarisation des enfants des communautés pauvres, la mise en place de programmes éducatifs flexibles et correctement financés à destination des enfants qui travaillent et autres enfants marginalisés, la suppression des frais de scolarité dans le cycle primaire, ce sont quelques-uns des moyens de remédier aux situations qui favorisent le travail des enfants ».

En 2000, l’UNICEF, IKEA et le Gouvernement indien ont forgé un partenariat pour s’attaquer aux causes profondes du travail des enfants en oeuvrant dans la région d’Inde où sont confectionnées de grandes quantités de tapis. Le programme a été mis en œuvre dans 500 villages de la région orientale de l’Uttar Pradesh et a permis à 80 000 enfants non scolarisés d’obtenir une éducation. Depuis, IKEA et l’UNICEF s’efforcent d’élargir la couverture pour atteindre d’autres régions.

Les progrès obtenus ces dernières années pour améliorer l’accès des enfants à l’éducation et faire reculer le travail des enfants pourraient être compromis par l’impact de la crise économique et financière mondiale actuelle. Il faut rappeler que cela représente également un obstacle aux futurs progrès où de nombreux pays ont atteint l’Objectif du Millénaire pour le développement concernant l’éducation primaire universelle, beaucoup d’autres en Afrique subsaharienne enregistrent des taux de fréquentation des écoles primaires et secondaires qui restent faibles.

On est également encore loin d’atteindre l’objectif de l’élimination des disparités entre sexes dans l’éducation primaire et secondaire et l’UNICEF souligne que tous les enfants sans distinction ont droit à une éducation. Les filles ayant bénéficié d’une éducation ont plus de chances d’éviter la pauvreté. Dès lors, elles  s’assurent que leurs propres enfants recevront une éducation, ce qui contribuera à éviter le travail des enfants à l’avenir.
Note : les chiffres cités proviennent de l’Organisation internationale du Travail.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF est à pied d’oeuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier. Son but est d’ aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants et l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement. Il soutient une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles,la protection des enfants contre la violence,l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

Article publié par CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS, FOURNISSEUR D’ACCES INTERNET AU TOGO

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