L’ECO A LA PLACE DU CFA : QUELQUES COUPS DE LEURRE POUR L’AFRIQUE DE L’OUEST

Les présidents Macron et Ouattara ont annoncé la naissance de l’Eco, la nouvelle monnaie ouest africaine qui remplacera le CFA. Seulement, ce changement déclenche une vague de faits majeures que d’aucuns qualifieraient de leurre. CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS vous propose un inventaire des constats.

 

l’Eco ou le CFA mort en mode politicienne…

Après l’annonce de la fin du CFA, tous ceux qui y ont cru s’attendait à vivre une implication directe. Ils espéraient voir les populations de Dakar, de Ouaga et de Lomé cesser d’utiliser cette monnaie. Seulement, il semble qu’en pratique, le CFA va servir encore pendant longtemps.

De son côté, l’économiste Mamadou Koulibaly estime que cette déclaration des deux présidents relève plus d’un jeu politique que d’une réalité. En clair, pour les deux présidents, déclarer que le CFA est mort reste vraiment politique.

 

La fin du CFA et le début d’une marche….

A quand alors le début pratique de l’Eco ? Pour poser cette question, il faut attendre encore bien de lunes. En effet, le constat fait à la suite de l’annonce des deux présidents (français et ivoirien) permet de déduire qu’il s’agit plutôt d’une marche vers l’ECO.

Ainsi, selon l’économiste sénégalais Felwine Sarr, cette click here déclaration n’a rien d’une vraie rupture ou d’une effective révolution. Néanmoins, cela reste une étape qui semble avoir pour but de distraire ou d’affaiblir les ardeurs. Donc, il faudra bien continuer de travailler activement en quête d’une autonomie monétaire absolue.

Une mort annoncée du CFA et un appel à la vigilance…

Certains spécialistes africains ont préféré prendre l’annonce de la fin du CFA avec des pincettes. Dans ce lot, on citera le Sénégalais Demba Moussa Dembélé. Selon lui, Ouattara illustre bien une sorte de cheval de Troie pour la France dans la CEDEAO. Alors, il faudra reconnaitre qu’il a proclamé un changement de nom du franc CFA pourtant la servitude monétaire va continuer.

Par ailleurs, l’économiste togolais Kako Nouboukpo estime qu’il y a un pas à saluer mais des liens monétaires demeurent à couper. Et malgré cela, il convie à la vigilance surtout concernant le régime de change, la parité fixe et la devise.

Enfin, avec la fin du CFA, on devrait s’extraire à la servitude monétaire et à la tutelle de la France. Et tant que cet objectif demeure à atteindre, l’Eco à la place du CFA restera du leurre.