INTERNET : ALERTE A LA CYBERCRIMINALITE FAUNIQUE

Au cours de ces dernières années, les crimes commis sur internet sont devenus de plus en plus récurrents donnant lieu à de nouvelles pratiques illégales dans le domaine de l’e-commerce. Aussi, le trafic d’animaux sauvages en ligne vient rallonger la liste des cybercrimes.

 

De la criminalité faunique vers l’e-commerce des animaux sauvages protégés

Depuis longtemps, la faune était menacée par des braconniers et des trafiquants de produits issus d’espèces sauvages (ivoire et corne de rhinocéros). Aujourd’hui, avec le développement des pratiques commerciales sur internet, le trafic en ligne des animaux sauvages émerge avec plus de diversité dans l’offre.

On peut donc trouver sur la toile, des spécimens, des parties du corps et des produits dérivés d’espèces menacées. A ce jour, de très nombreux sites de vente en ligne proposent des animaux sauvages et dérivés à l’instar de : serpents, oiseaux, orangs-outans, crocodiles empaillés, tortues, perroquets, ours, grands félins, cornes d’éléphants, cornes de rhinocéros, fourrure etc.

 

 

La cybercriminalité faunique et conséquences

Se joignant aux criminels traditionnels, les personnes qui vendent des animaux sauvages ou leurs produits dérivés en ligne forment désormais une bande de criminels qui mettent en danger la faune.

Au final, ce sont des milliers d’animaux déjà menacés d’extinction qui seraient, dans bien des cas, illégalement mis en vente sur Internet.

Il faut click here également noter que ce trafic d’espèces sauvages, aussi bien traditionnellement que sur le net, implique des conséquences déplorables. A savoir :

-la mise en péril de la survie de nombreuses espèces sauvages sur la planète,

-un frein considérable au développement économique et social des pays,

-une menace pour la sécurité intérieure et internationale.

 

 

Protection de la faune sur le net, une lutte engagée …

Selon l’ONG IFAW (International Fund for Animal Welfare), les autorités compétentes doivent renforcer les législations pour réagir spécifiquement face à ce cybercrime.

En outre, il y a des raisons de croire que pour freiner l’expansion de la cybercriminalité faunique, il faut que :

  • Les agences de lutte contre la cybercriminalité des différents pays coopèrent davantage en mettant en place une réglementation spécifique aux trafics d’animaux sur le net.
  • Les utilisateurs soient assez informés sur la législation, sur l’état des espèces et sur le risque qu’ils prennent en traitant des affaires avec des cybercriminels de la faune.

Par ailleurs, le Fonds international pour la protection des animaux pense que les sites de vente en ligne comme eBay peuvent apporter leur contribution dans cette lutte en formant leur personnel et en éliminant les annonces litigieuses.

Espérons tous que des sanctions sévères seront appliqués aux personnes coupables de cybercriminalité qu’elle soit faunique ou non.

Article publié par CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS, FOURNISSEUR D’ACCES INTERNET AU TOGO

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