LE PROJET E-JUSTICE : LE GHANA FAIT LE PAS

Avec la digitalisation qui gagne le monde, bien de pays africains songent à simplifier le quotidien des citoyens. Et cela passe également par la numérisation des procédures judiciaires via le projet e-justice. Pour sa part, le Ghana fait le pas avec la bénédiction du Président Nana Akufo-Addo.

 

 

L’e-justice : définition et avantages

Par e-justice, il faut entendre une administration judiciaire avec zéro papier. Autrement dit, il s’agit d’un projet numérique qui vise à obtenir dans un pays, un système judiciaire sans papier.

Aussi, en pratique, l’e-justice implique l’existence d’une plateforme électronique destinée à la gestion des affaires judiciaires.

A priori, non seulement elle permettrait de recenser les affaires mais aussi d’accéder aux services juridiques et de payer des amendes en ligne.

En outre, ce projet offre plusieurs avantages. Il empêche les modifications des dossiers, limite les oublies d’affaires en cours ou des cas de violation de droits.

En plus, à terme, ce projet devra offrir célérité et efficience. Cela permet de faciliter le travail des greffiers, magistrats, avocats et auxiliaires de justice.

Enfin, il faut préciser que l’e-justice offre trois grands atouts :

  • L’accès aux informations relatives aux affaires, à la législation et aux click here procédures ;
  • La numérisation des dossiers et l’archivage électronique des éléments liés aux affaires ;
  • L’interconnexion entre les tribunaux, les services pénitentiaires et les services afférents aux affaires judiciaires.

L’e-justice au Ghana

Pour le Ghana, cette initiative reste une affaire qui tient à cœur au Président Nana Akufo-Addo. En effet, il a personnellement procédé au lancement officiel de ce projet numérique.

Selon lui, la plateforme d’e-justice améliorerait considérablement l’efficacité du système judiciaire au Ghana.

En fait, avec ce portail web, l’attribution des affaires se fera automatiquement en ligne. Cela permettrait de limiter considérablement les risques de corruption de la justice et de conflits d’intérêts.

Par ailleurs, il faut rappeler que cette initiative du Président Nana a de forte chance d’aboutir. Elle serait renforcé par le projet « e-case register » ou registre électronique des affaires judiciaires. Donc, l’e-case register lancé en mai 2018 par le vice-président Mahamudu Bawumia reste un appui important pour le projet e-justice.

Enfin, il demeure évident que le Président ghanéen reste résolu de faire évoluer la loi au rythme de la technologie. Et au terme du projet e-justice, les ghanéens pourront se réjouir d’une justice transparente, efficace et éthique.