CYBERCRIMINALITE : TOP 5 DE L’ACTU

Dans tous les pays du monde, la cybercriminalité n’est plus un secret. D’aucuns estiment qu’elle serait l’une des plus grandes menaces planétaires.  Qu’il s’agisse de piratage informatique, hameçonnage, pollupostage ou de fraude informatique, les infractions de ce genre ne cessent de prendre de l’ampleur et ce, de façon particulièrement inquiétante.

 

  • TOGO : Bientôt l’Agence Nationale de Sécurité

L’Etat togolais se met à pied d’œuvre pour lutter contre la cybercriminalité sous toutes ses facettes. Pour ce faire, les autorités togolaises par l’entremise du Ministère des Postes et de l’Economie Numérique, travaillent activement sur la mise en place de deux organes clés : Une Agence Nationale de Sécurité et un Computer Emergency Response Team.

Pour combler le besoin en ressource humaine de ces deux organes, le ministère en charge lance un concours ouvert aux étudiants du Togo.

 

  • BENIN : La chasse aux « gaymen » ou l’opération « Rambo »

Depuis quelques années, le Bénin à l’instar d’autres pays africains, s’est lancé dans la lutte contre la cybercriminalité. Seulement, les actions de mars 2018 avec l’opération « Rambo » semble très efficace, particulièrement contre les gaymen.

Gaymen ou jeunes arnaqueurs sur internet sont devenus les proies des policiers béninois fermement décidés à mettre un frein aux escroqueries depuis les cybercafés. Aussi, ces gaymen, peut-être en quête de diversification d’activité et follement poussés vers le gain facile portent désormais le discrédit sur les dignitaires des religions endogènes en se livrant à des crimes crapuleux avec enlèvement d’organes humains.

Depuis le début de cette chasse aux gaymen baptisée opération « Rambo », plus d’une cinquantaine de ces cybercriminels ont été mis sous les verrous. Une bonne nouvelle était tombée le 26 mars 2018 avec l’arrestation d’une bande de gaymen qui logeait dans un hôtel de la ville de Bohicon.

Voici de quoi redonner un peu de quiétude aux habitants de cette commune.

 

  • BURKINA FASO : la répression de la cybercriminalité se corse

Hadja Ouattara Sanon, ministres du Développement de l’Economie numérique et son homologue de la Justice, René Bagoro tiennent à ce que la répression de la cybercriminalité soit intégré dans l’arsenal juridique du Burkina Faso.

Pour ce faire, du 12 au 15 mars 2018, sous l’égide des deux ministres, plusieurs spécialistes du domaine informatique, du secteur privé et de la recherche ont été réunis à Ouagadougou dans le cadre de l’atelier national d’élaboration d’un avant-projet de loi relatif à la répression de la cybercriminalité.

Le Ministre burkinabé de la Justice espère vivement que l’adoption de cette loi sera rapide car selon lui, cela permettra de faire une demande d’adhésion à la convention de Budapest qui est une base de coopération judiciaire entre les pays qui en sont membres en matière de répression de la cybercriminalité.

Pour sa part, la ministre du développement click here de l’économie numérique aurait commandité une étude sur la cyber-législation en collaboration avec l’Assemblée nationale et l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Au regard de la coopération et de l’engagement des membres du gouvernement burkinabé, il y a des chances de croire que tous ces efforts porteront leurs fruits.

 

  • ESPAGNE : Le cerveau du gang « Carbanak » mis aux arrêts

Enfin, un ouf de soulagement pour les nombreuses institutions et structures victimes de Carbanak. En effet, selon les autorités policières européennes et espagnoles, le cerveau de ce groupe dont le nom est gardé secret, a été arrêté à Alicante en Espagne.

Carbanak était un groupe de criminels responsables de nombreuses cyberattaques dans plus de 40 pays. En seulement 5 ans, ces cybercriminels auraient détourné plus de 500 millions de dollars.  Leurs cibles étaient essentiellement les banques, les institutions financières, les enseignes de grandes distributions et les hôtels.

Cette arrestation qui représente un grand bond dans la lutte contre la cybercriminalité est le fruit d’une collaboration entre la police nationale espagnole, le FBI américain, les autorités roumaines, biélorusses et taïwanaises et des sociétés privées spécialisées dans la cybersécurité.

  • BELGIQUE : Jeunes transformés en mules financières

De plus en plus de jeunes en quête du gain facile et des bons plans pour se faire rapidement de l’argent deviennent des cibles faciles à manipuler pour les cybercriminels.

En Belgique, le phénomène prend de l’ampleur de façon inquiétante. Des jeunes belges sont contactés essentiellement via les réseaux sociaux par des fraudeurs déguisés en personnes ayant réussi ou potentiel employeur. Ensuite, ces criminels abusent de la confiance des jeunes ultra connectés mais sans grande maturité pour avoir des informations confidentielles, mener tout genre de cyber-arnaque ou simplement, blanchir de l’argent sale.

Au final, les jeunes devenus victimes en jouant le rôle de « mules financières » se rendent compte de s’être fait rouler dans la farine mais, bien souvent, le mal est déjà fait.

Pour la Febelfin, la fédération du secteur bancaire en Belgique, il faut absolument rester éveillé et surtout, éviter de se prêter à la pratique de mules financières au risque de s’exposer à des sanctions pénales. Pour en savoir plus sur comment se protéger, visitez l’adresse suivante : « https://www.febelfin.be/fr/evitez-de-vous-faire-recruter-comme-mule-financiere ».

Comme les pays sus-cités, de nombreux Etats à travers le monde se défendent contre la cybercriminalité. Seulement, il faudrait retenir que la lutte n’est pas facile face à l’ingéniosité croissante des cybercriminels. Aussi, assurer adéquatement cette lutte implique la construction d’infrastructures et des besoins en ressources humaines mais surtout et avant tout, une franche coopération et un fort engagement des états.

Article de CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS, FOURNISSEUR D’ACCES INTERNET AU TOGO

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