Le Cloud computing – Partie 1 (suite)

Quel est l’historique du cloud computing ?

Le cloud computing est un terme qui existe depuis le début des années 2000, mais le concept de l’informatique en tant que service existe depuis bien plus longtemps. Il remonte aux années 1960, quand des sociétés de services informatiques permettaient aux entreprises de louer du temps sur un mainframe, au lieu de devoir en acheter un elles-mêmes.

Ces services dits “à temps partagé” ont été largement rattrapés par l’essor du PC, qui a rendu la possession d’un ordinateur beaucoup plus abordable, puis par celui des centres de traitements d’entreprise, dans lesquels les entreprises stockent de grandes quantités de données.

Le concept de la location de l’accès à la puissance de calcul a refait surface plusieurs fois depuis lors, notamment à la fin des années 1990 et au début des années 2000 avec les prestataires de services d’applications, l’informatique utilitaire et le calcul distribué. Puis est venu le cloud computing, qui s’est imposé véritablement avec l’émergence des logiciels en tant que service et des fournisseurs de cloud computing à très grande échelle, tels qu’Amazon Web Services.

Quelle est l’importance du cloud computing ?

D’après une étude d’IDC, la mise en place de l’infrastructure pour prendre en charge le cloud computing représente aujourd’hui plus d’un tiers de toutes les dépenses informatiques à travers le monde. Dans le même temps, les dépenses dans l’informatique interne traditionnelle continuent de diminuer, tandis que les charges de travail informatiques continuent de migrer vers le cloud, qu’il s’agisse des services de cloud computing public proposés par les fournisseurs ou des environnements de cloud privé créés par les entreprises elles-mêmes.

451 Research avait prédit que près d’un tiers des dépenses informatiques des entreprises en 2017 concerneraient des services d’hébergement et de cloud computing, “témoignant d’une dépendance croissante envers des sources externes de services d’infrastructure, d’applications, de gestion et de sécurité”. Le cabinet d’analyses Gartner prévoit pour sa part que la moitié des entreprises mondiales qui utilisent le cloud computing aujourd’hui l’exploiteront exclusivement d’ici 2021.

Toujours d’après Gartner, les dépenses mondiales dans les services de cloud computing devaient atteindre 260 milliards de dollars en 2017, contre 219,6 milliards l’année précédente. Elles augmentent également à un rythme plus rapide que révu par les analystes. Ce qui est moins clair, en revanche, c’est dans quelle mesure cette demande provient des entreprises qui veulent réellement migrer vers le cloud ou bien est induite par les fournisseurs qui ne proposent désormais que des versions cloud de leurs produits (souvent parce qu’ils tiennent à abandonner la vente de licences ponctuelles au profit de la vente d’abonnements de cloud computing, potentiellement plus lucratifs et prévisibles).

Prévisions pour les revenus du cloud computing jusqu’en 2021 par 451 Research. Image : 451 Research

Qu’est-ce que l’infrastructure en tant que service (IaaS) ?

Le cloud computing peut être décomposé en trois modèles. L’infrastructure en tant que service (IaaS) se rapporte aux blocs fonctionnels fondamentaux de l’informatique qui peuvent être loués : serveurs physiques ou virtuels, stockage et mise en réseau. Ce modèle est attractif pour les entreprises qui veulent créer des applications en partant de zéro et qui veulent contrôler pratiquement tous les éléments elles-mêmes ; il faut toutefois qu’elles aient les compétences techniques pour pouvoir orchestrer les services à ce niveau.

Selon une étude d’Oracle, deux tiers des utilisateurs de l’IaaS estiment que l’utilisation de l’infrastructure en ligne facilite l’innovation, réduit le temps nécessaire pour déployer de nouveaux services et applications et diminue nettement les coûts de maintenance continus. Toutefois,la moitié d’entre eux considèrent que l’IasS n’est pas suffisamment sécurisée pour les données les plus cruciales.

Qu’est-ce que la plate-forme en tant que service (PaaS) ?

La plate-forme en tant que service (PaaS) est la couche suivante. Outre le stockage, la mise en réseau et les serveurs virtuels sous-jacents, elle inclut les outils et logiciels dont les développeurs ont besoin pour créer des applications par-dessus : par exemple, le middleware, la gestion des bases de données, les systèmes d’exploitation et les outils de développement.

Qu’est-ce que le logiciel en tant que service (SaaS) ?

Le logiciel en tant que service (SaaS) désigne la fourniture d’applications en tant que service. C’est probablement la version du cloud computing la plus connue de la majorité des individus. Le matériel et le système d’exploitation sous-jacents sont sans importance pour l’utilisateur final, qui accèdera au service via une application ou un navigateur web. L’achat se fait souvent par poste ou par utilisateur.

D’après le cabinet d’études IDC, les SaaS sont (et resteront) le modèle dominant de cloud computing click here à moyen terme. Ils représentaient deux tiers de toutes les dépenses dans le cloud computing public en 2017, un chiffre qui ne diminuera que très légèrement pour atteindre un peu moins de 60 % en 2021. Les dépenses dans les SaaS se composent d’applications et de logiciels d’infrastructure système. IDC précise que ces dépenses seront dominées par les achats d’applications, qui représenteront plus de la moitié de toutes les dépenses dans le cloud public jusqu’en 2019. Les applications de gestion de la relation client (CRM) et de gestion des ressources d’entreprise (ERM) représenteront plus de 60 % de toutes les dépenses dans des applications de cloud computing jusqu’en 2021. Les applications fournies sous forme de SaaS sont extrêmement variées, depuis la CRM comme Salesforce jusqu’à Office 365 de Microsoft.

Avantages du cloud computing

Les avantages précis varieront selon le type de service de cloud computing utilisé, mais fondamentalement, l’utilisation des services de cloud signifie que les entreprises n’ont pas besoin d’acheter ou de gérer leur propre infrastructure informatique.

Elles n’ont plus besoin d’acheter des serveurs, de mettre à jour les applications ou les systèmes d’exploitation ni de mettre hors service et au rebut le matériel ou les logiciels lorsqu’ils sont obsolètes, car tous ces aspects sont pris en charge par le fournisseur. Pour les applications de base, telles que la messagerie électronique, il peut être pertinent de basculer vers un fournisseur de cloud computing, plutôt que de s’appuyer sur les compétences internes. Une entreprise spécialisée dans l’exécution et la sécurisation de ces services aura probablement de meilleures compétences et un personnel plus expérimenté qu’une petite entreprise ne peut se permettre de recruter. Ainsi, les services de cloud computing peuvent fournir un service plus sécurisé et efficace aux utilisateurs finaux.

En recourant aux services de cloud computing, les entreprises peuvent progresser plus vite sur les projets et tester des concepts sans passer par un long processus d’achat et des coûts élevés en amont, car elles ne paient que pour les ressources qu’elles consomment. Ce concept d’agilité de l’entreprise est souvent mentionné par les défenseurs du cloud computing comme un avantage clé. La capacité à mettre en place de nouveaux services sans le temps et les efforts associés aux achats informatiques traditionnels implique qu’il est plus facile et plus rapide de commencer à utiliser de nouvelles applications. De plus, si une nouvelle application s’avère très populaire, elle peut être déployée rapidement à grande échelle, grâce à la nature élastique du cloud computing.

Si une entreprise a une application qui présente des pics d’utilisation importants, par exemple qui n’est utilisée qu’à un moment précis de la semaine ou de l’année, elle peut avoir financièrement tout intérêt à l’héberger dans le cloud, plutôt que d’avoir du matériel et des logiciels dédiés qui restent inutilisés la plupart du temps. La migration vers une application hébergée dans le cloud pour des services tels que la messagerie électronique ou la CRM peut alléger la charge du personnel informatique interne ; si ces applications ne génèrent pas un grand avantage concurrentiel, il n’y aura guère d’autre impact. L’adoption d’un modèle de services transforme également les dépenses d’investissement en dépenses de fonctionnement, ce qui peut être utile pour certaines entreprises.

Points forts et points faibles du cloud computing

Le cloud computing n’est pas nécessairement meilleur marché que les autres formes d’informatique, tout comme la location n’est pas toujours meilleur marché que l’achat sur le long terme. Si une application a un besoin régulier et prévisible de services informatiques, il peut être plus économique de la fournir en interne.

Certaines entreprises peuvent être réticentes à héberger des données sensibles dans un service qui est également utilisé par des concurrents. La migration vers une application de SaaS peut également impliquer que vous utilisez les mêmes applications qu’un concurrent, auquel cas il peut être difficile de créer un quelconque avantage concurrentiel si cette application est fondamentale pour votre activité.

S’il peut être facile de commencer à utiliser une nouvelle application de cloud computing, la migration des applications ou données existantes vers le cloud peut s’avérer beaucoup plus compliquée et onéreuse. Un rapport récent révèle qu’une proportion considérable d’utilisateurs expérimentés du cloud computing jugent que les coûts initiaux de migration l’emportent au final sur les économies à long terme créées par l’IaaS.

Et bien entendu, vous ne pouvez accéder à vos applications que si vous disposez d’une connexion internet.

Article de ZDNET publié par CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS, FOURNISSEUR D’ACCES INTERNET AU TOGO

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