08 Mars 2018 : Journée Internationale de la Femme

Artistes, journalistes ou défenseur des droits de la femme, chaque 8 Mars, Journée internationale des femmes, ils sont nombreux à manifester leur intérêt pour les luttes féministes. Le 08 mars 2018 ne fera pas exception.

  • Une journée pour les droits de la femme

Depuis plusieurs années, le 8 mars représente pour bon nombre de personnes une occasion de clamer les droits des femmes et la réduction des inégalités hommes-femmes.

A priori, la journée de la femme est célébrée dans tous les pays du monde et sert de tribune pour dénoncer les mauvais traitements que subissent les femmes notamment les violences physiques ou sexuelles, les intimidations et la discrimination de genre. Des Etats et bien d’entités en profitent pour mieux mettre en exergue les efforts qu’ils fournissent en vue de lutter contre tout ce qui porte atteinte à l’intégrité et à la dignité des femmes.

Le plus souvent, les 08 mars sont également des occasions de lancer des appels à plus d’actions visant trois objectifs cruciaux :

-l’égalité des sexes ;

-l’autonomisation des femmes ;

-l’implication des femmes à tous les niveaux de processus de développement.

  • Un thème fort et une pléiade d’activités

Le thème retenu au plan mondial pour la Journée internationale des femmes est « L’heure est venue : les activités rurales et urbaines transforment la vie des femmes ».

Au Togo, pour l’année 2018, le thème qui sera au cœur des débats est : « La participation de la femme à la gouvernance, engagement et défi. »

Pour célébrer la Journée des femmes 2018, de nombreuses activités seront menées partout à travers le monde dans le but de sensibiliser les femmes sur les dispositions qui les protègent spécifiquement ainsi que les droits qui sont les leurs. Un accent particulier sera mis sur les changements obtenus ou annoncés en matière de droits des femmes.

Au Togo, les activités seront réalisées sous la coupole du ministère de l’Action sociale qui prévoit des émissions radio-télévisées dans les médias public et privés ainsi que des causeries éducatives dans les différentes régions et préfectures pour sensibiliser les femmes sur le thème retenu cette année.

Enfin, pour marquer particulièrement la Journée internationale des femmes 2018, avec l’appui du PNUD, les clubs Zonta du Togo et le Ministère en charge de la Promotion de la femme organisent un vernissage photo à l’intention des Top ladies togolaises le 10 mars 2018 à Brother Home. Les organisateurs en profiteront pour présenter des femmes togolaises pionnières et icônes dans leurs domaines respectifs.

 

  • Un mouvement planétaire en extension

Année après année, la Journée internationale des femmes ressemble de plus en plus à un mouvement mondial avec une proportion sans cesse croissante de militants. L’année dernière (2017), dans une cinquantaine de pays, de nombreux défenseurs des femmes ont été mobilisés pour une grève internationale des femmes.

Ce 8 mars 2018 est pour les femmes du monde et les défenseurs des droits fondamentaux des femmes, une occasion de plus d’affirmer une franche détermination à instaurer le changement dans la vie des femmes. Pour ce faire, de nombreux militants de la lutte féministe entendent se mobiliser pour les marches et les campagnes mondiales. Avec cette journée, les femmes espèrent franchir un pas vers la concrétisation de nombreuses aspirations dont les principales sont :

  • Une autonomisation des femmes aussi bien dans les zones urbaines que rurales ;
  • Une réalisation du plein potentiel des femmes à travers le monde ;
  • Une optimisation des actions menées par les activistes militants pour le droit des femmes.

Enfin, on espère que les activités de ce 08 mars 2018 permettront de mettre fin à l’impact sexiste du néolibéralisme et aux mesures d’austérité qui affectent essentiellement les femmes.

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02 Mars 2018 : Journée Mondiale de la Prière

Le 02 mars 2018, premier vendredi du mois de mars, des femmes chrétiennes de toutes dénominations confondues se mobilisent pour célébrer la Journée Mondiale de Prière (JMP). Ce sera encore, une occasion de démontrer que la prière et l’action sont forces du changement et restent indispensables pour secourir les populations défavorisées du monde entier.

 

  • JMP, une date et un mouvement

Créée en 1887 aux Etats-Unis et célébrée chaque année dans plus de 180 pays, la Journée Mondiale de Prière (JMP) est une journée entièrement consacrée à la prière, à des actions de lutte contre la misère et à des actes de solidarité.

En plus d’être une journée spéciale, la JMP est surtout, un grand mouvement œcuménique rassemblant des femmes chrétiennes engagées de diverses traditions et originaires de différents pays à travers le monde.

  • JMP 2018, le SURINAME en prière

Année après année, des femmes chrétiennes de différents pays se mettent en union de prière et pour chaque JMP, les textes de prières sont spécialement rédigés par les femmes d’un pays différent.

Pour la JMP 2018, c’est le Suriname, ancienne Guyane néerlandaise, un pays de la côte nord-est de l’Amérique du Sud qui est à l’honneur. Les femmes chrétiennes du Suriname sont donc chargées de rédiger les textes de cette célébration œcuménique mondiale et d’inviter les femmes d’autres pays à prier avec elles.  Aussi, en s’appuyant sur le texte de la création de Genèse 1, versets 1 à 31, avec le constat « toute création de DIEU est bonne », les chrétiennes surinamaises ambitionnent de porter devant le Seigneur leurs inquiétudes et leurs préoccupations liées à l’avenir de leur pays et à la planète toute entière. Il demeure évident que les problèmes de changement climatiques restent en tête des inquiétudes.

 

  • Des activités ouvertes

A l’occasion de la JMP, au-delà du simple fait de prier, les femmes songent à agir. Pour les actrices de cette journée, trois mots forts permettent d’illustrer leur mission : s’informer, prier et agir.

Même si la JMP interpelle essentiellement les femmes, sa célébration implique tout le monde (homme / femme). Les prières seront faites dans plusieurs langues et suivies dans des dizaines voire des centaines de lieux par pays.

Par ailleurs, cette journée est pour bien de femmes, une occasion de confesser ou de renforcer leur foi en Jésus Christ mais aussi, de mener des activités permettant de :

  • Vivre la solidarité entre elle ;
  • Partager leurs joies et leurs peines ;
  • Apprendre les unes des autres ;
  • Lancer un appel à l’engagement responsable tant collectif qu’individuel vis-à-vis de la planète ;
  • S’ouvrir et agir sur le monde à travers des actions engagées et des offrandes visant à impacter les domaines éducatifs, sociaux, sanitaires et économiques
  • Recueillir des dons qui seront envoyés à des organismes spécifiques qui sont dans le besoin.

 

  • Journée Mondiale de la Prière en Afrique

Les femmes chrétiennes d’Afrique ne restent pas en marge de la JMP.

En Afrique du Sud en 2017, la JMP a permis de réunir en un seul lieu, près de 2 millions de personnes pendant un spécial moment de prière. (Voir  https://www.chretiens.info/31264/chretiens/photos-de-la-journee-de-priere-en-afrique-du-sud/).

Au Maroc, la JMP 2018 sera célébrée le 02 Mars 2018 dans l’Eglise Evangélique 33 rue d’Azilal (CASABLANCA).

En outre, il arrive que des pays africains bénéficient d’un geste de la JMP. Ce sera probablement le cas du Nigéria cette année. Il faut noter que dans le lot d’activités de soutien, il est prévu une aide d’urgence aux veuves et orphelins parmi les populations déplacées au Nigéria, à la suite des exactions du mouvement terroriste Boko Haram.

Enfin, retenons que toutes les activités menées par la JMP sont réalisées par des communautés ou des organisations féminines religieuses qui militent en faveur des femmes ou des enfants.

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28 FEVRIER 2018 : JOURNEE MONDIALE SANS FACEBOOK

JOURNEE MONDIALE SANS FACEBOOK EN 2018

Aujourd’hui, tous les jeunes ou presque, ont au moins un compte Facebook. Jour après jour, la dépendance aux réseaux sociaux prend de l’ampleur et pour bon nombre de personnes, il devient de moins en moins possible de passer une journée sans aller sur Facebook. Pourtant, chaque 28 février est l’occasion de s’abstenir du réseau social le plus consulté, une façon de réfléchir sur l’avenir de notre vie numérique.

 

  • Facebook, connexion et dépendance

En l’espace de 24 heures, environ 10 milliards de messages parcourent le monde via Facebook. Chaque minute, plus d’1,8 million de “J’aime” sont distribués. Au bout de chaque seconde, ce sont des milliers de statuts qui sont partagés entre les internautes adeptes du réseau social de Mark Zuckerberg.

En clair, chaque jour de l’année, les amateurs de réseaux sociaux sont nombreux à se servir de Facebook pour rester connectés aux amis et au reste du Monde. Toutefois, pour certaines personnes, le temps passé sur Facebook est tout simplement ahurissant. Cela conduit à réfléchir sur la question de cyber dépendance.

Chaque 28 février est donc, une occasion de dénoncer l’addiction à Facebook en essayant de surmonter le manque qu’on éprouve à tchater au quotidien. Il s’agit d’essayer de passer une journée en boycottant les murs, les statuts, les commentaires et les mentions « j’aime ».

 

  • Boycottage temporaire de Facebook : Pourquoi ?

Pour ceux qui participent à la célébration de la journée mondiale sans Facebook, il faut absolument boycotter Facebook pendant 24 heures pour au moins 3 raisons fondamentales :

  • Lutter contre l’addiction à la cyber dépendance ;
  • Dénoncer l’intrusion envahissante des publicités ciblées ;
  • Manifester notre mécontentement face à la revente par le réseau social des nombreuses données personnelles des utilisateurs.

Aussi, durant cette journée, bien d’internautes manifestent leur désir porté vers une meilleure sécurisation de ce réseau social. En effet, Facebook a souvent été perçu comme un outil plutôt perméable en matière de protection des informations. (Pillage des informations personnelles)

  • Huitième Journée Mondiale sans Facebook et perspectives

Il faut reconnaitre que depuis plusieurs années, la journée mondiale sans Facebook n’a pas vraiment réussi à faire beaucoup d’adeptes. Toutefois, cela n’empêche pas que certains fassent le pas et restent sevrés de Facebook pendant au moins une journée.

Durant ce 28 Février 2018, pour résister à la tentation et rester loin de Facebook, vous pouvez essayer des astuces comme :

  • Passer physiquement du temps avec nos proches, collègues ou amis en menant des activités sans téléphone, ni ordinateur ;
  • Envoyer ou recevoir des lettres ou des messages comme à l’ancienne sur du papier ou via des textos de messagerie téléphonique ;
  • Emettre des appels téléphoniques si l’on a vraiment envie de parler à quelqu’un et d’entendre une voix.

Par ailleurs, en France, un des pays accros à Facebook, depuis ce 27 février 2018, la population a désormais la possibilité de tchater avec un gendarme sur Facebook grâce à l’instauration de la brigade numérique.

Si Facebook devient ainsi, un outil de communication rapprochant la Gendarmerie nationale aux citoyens et que d’autres pays emboitent le pas à la France, on peut déjà imaginer l’allure de la 9e Journée Mondiale sans Facebook.

Quoi qu’il en soit, pour ce 28 février 2018, notre mission sera de bannir Facebook pendant au moins 24 heures. Et le sacrifice en vaut la peine. Notre vie numérique en dépend.

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15 FEVRIER 2018 : JOURNEE INTERNATIONALE DU CANCER DE L’ENFANT

Depuis l’année 2002, chaque 15 Février (Journée Mondiale du cancer de l’enfant) est pour bon nombre d’associations, décideurs, professionnels de la santé et personnes de bonnes volontés, l’occasion de plancher sur les questions touchant au « cancer infantile ». A priori, cette journée internationale vise à mieux faire connaître au grand public les réalités autour du cancer pédiatrique, promouvoir les actions de prévention ainsi que l’accessibilité aux soins et stimuler la collecte de dons pour le financement de la recherche associée.

Etat des lieux
Même si par ignorance, d’aucuns estiment que le cancer n’est pas une maladie pour les enfants, une réalité incontestable est que la prévalence du cancer infantile dans le monde ne cesse d’augmenter. Dans les pays développés, le cancer chez l’enfant est la deuxième cause de mortalité. Dans tous les pays, on retrouve dans les hôpitaux des enfants souffrant de leucémie ou cancer de sang, de cancer de rein ou de bien d’autres types de cancer.
Au CHU Sylvanus Olympio (Togo), ils se comptent par dizaines, les enfants qui sont diagnostiqués cancéreux en l’espace d’un seul trimestre. Pour la plupart de ces enfants, l’accès à un traitement adéquat reste difficile en raison du retard de la prise en charge mais surtout parce que malheureusement, bien des parents sont démunis.

Des prises en charges problématiques
Dans le monde et surtout en Afrique, les cas de cancer infantile enregistrés se multiplient. Pourtant, la prise en charge peine à suivre la tendance. Comme dans bien de pays ouest-africains, le cas du Togo ne fait pas exception et le Dr DOSSOU Guédénon, responsable de l’Unité de prise en charge des cancers de l’enfant (CHU S.O.) l’a clairement souligné lors d’une conférence en Novembre 2017 à Lomé.
En effet, la prise en charge des enfants cancéreux implique des analyses coûteuses et des traitements allant de 6 mois à 3 ans. En somme, au Togo, les parents d’enfants malades peuvent être appelés à dépenser jusqu’à trois millions (3 000 000) de francs CFA. Ce qui n’est pas évident pour un togolais moyen. C’est clair que cette prise en charge reste cruellement confrontée à des difficultés d’ordre financier et surtout matériel. La difficulté d’accès aux médicaments et équipements appropriés entraine une augmentation du nombre de décès infantile enregistrés suite à un cancer.

Quelques lueurs d’espoir…
Il faut noter que dans de nombreux pays, de plus en plus d’associations prennent conscience de l’importance de ce combat et apportent leur soutien aussi bien financier que matériel. Des initiatives sont également lancées dans le but de collecter des fonds qui permettraient de financer les recherches en cancérologie pédiatrique.
Aussi, de nombreuses activités sont souvent menées en vue de sensibiliser le plus grand nombre car bien de gens ignorent tout sur l’existence des cancers chez les enfants.
Au Togo, on parle de la gratuité des analyses médicales et l’hospitalisation. Encore, faut-il retenir qu’il ne s’agit pas d’une gratuité intégrale de la prise en charge !
En attendant que le Togo prenne les dispositions requises pour une meilleure prise en charge des enfants victimes de cancer, certaines associations font des efforts dans ce sens. Le cas le plus illustratif reste celui de l’Association Victoire basée à Toulouse en France. Par ailleurs, le Togo fait partie du groupe franco- africain d’oncologie pédiatrique et bénéficie de médicaments appropriés que le groupe met gratuitement à la disposition des patients.
Pour l’instant, il faut juste préciser qu’au Togo, depuis fin 2017, une idée de construction d’un hôpital de jour, d’une maison pour les parents des enfants malades et l’amélioration de la prise en charge de la douleur serait en gestation.
Croisons tous les doigts pour que cette idée devienne une réalité avant le 15 Février 2019.

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01 Mai : Fête du travail

Certes il n’y a pas à proprement parler de “Journée Mondiale” du travail… mais si celui-ci doit être honoré, c’est bien le 1er mai… traditionnellement appelé “fête du travail” dans de très nombreux pays !

L’histoire du 1er mai

Parmi ceux qui défilent le 1er mai, combien savent qu’ils commémorent la grève sanglante du 3 mai 1886 aux usines McCormick de Chicago (USA), pour l’instauration de la journée de huit heures, et le meeting de protestation qui s’ensuivit le lendemain à Haymarket au cours duquel une bombe tua huit policiers.

Huit anarchistes furent arrêtés, quatre furent pendus,le 11 novembre 1887, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893.

Les martyrs de Chicago vont faire du 1er Mai un symbole de la lutte des classes et de l’identité du monde ouvrier à partir du congrès socialiste international de Paris de 1889 : il s’agissait de fonder en actes le projet d’une société émancipée, libérée du travail contraint. Alternant les hauts et les bas au fil des années, ce symbole sera tout de même à l’origine des lois sur le repos hebdomadaire en 1906 et des huit heures en 1919, avant de se banaliser après être devenu en 1947 un jour chômé et rémunéré.

28 Avril 2017 : Journée Mondiale sur la sécurité et la santé au travail

Des travailleurs, des employeurs, des gouvernements et des ministères de la santé et de la sécurité, en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT), célèbrent partout dans le monde cette journée avec l’objectif commun de promouvoir la ” culture de la sécurité “.

Depuis 1996, chaque année, le 28 avril, le mouvement syndical mondial rend hommage aux victimes des accidents et des maladies du travail. C’est en 2003 que le BIT a entrepris d’observer une “Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail” en mettant l’accent sur la prévention des accidents du travail et maladies professionnelles, tirant parti de ce qui fait traditionnellement la force de l’Organisation, à savoir le tripartisme et le dialogue social.

La sécurité en chiffres

Le principal objectif de cette journée est de promouvoir dans le monde entier une culture de la sécurité et de santé au travail.
A l’occasion de cette journée, le Bureau international du travail a publié un rapport “La sécurité en chiffres” qui montre que 2,2 millions de travailleurs dans le monde meurent chaque année dans le cadre de leur travail, à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, soit 5 000 personnes par jour.

Accidents et maladies

L’augmentation des accidents du travail et des maladies professionnelles continue.
Face à l’augmentation du nombre des accidents et des maladies, ainsi que des décès liés au travail, le Bureau international du Travail (BIT) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont décidé de marquer la Journée internationale de la sécurité et de la santé au travail par un appel conjoint pour le développement d’une culture de la sécurité préventive.

D’après une nouvelle estimation du BIT des accidents du travail et des maladies professionnelles1 qui causent la mort de deux millions de personnes chaque année, le risque professionnel est en augmentation du fait de la rapide industrialisation de certains pays développés.
D’après cette évaluation, le risque de maladie professionnelle serait aujourd’hui le plus grand danger auquel seraient exposés les travailleurs sur leur lieu de travail. En effet, ces maladies tuent 1,7 million de personnes par an, ce qui donne un rapport de quatre décès causés par une maladie professionnelle pour un décès causé par un accident.

Il ressort des dernières estimations du BIT que, en plus des décès liés au travail, il se produit chaque année près de 268 millions d’accidents du travail non mortels, qui sont suivis d’au moins trois jours consécutifs de congé, sans compter les 160 millions de nouveaux cas de maladies professionnelles qui sont enregistrés chaque année. L’OIT a déjà estimé à près de 4 pour cent la part des indemnités et absences du travail dues aux accidents du travail et aux maladies professionnelles dans le PIB mondial.

Sécurité et pays en developpements

La répartition par régions montre que le nombre des accidents du travail a fini par diminuer dans beaucoup de pays industrialisés et de pays nouvellement industrialisés, contrairement à certains pays d’Asie et d’Amérique latine qui connaissent un développement rapide, où ces accidents sont en progression. Il ressort en particulier de l’analyse du BIT que, si le nombre des accidents du travail mortels et celui des accidents du travail non mortels a stagné, voire diminué, dans la plupart des régions, en Chine, au contraire celui des accidents mortels aurait fortement augmenté, passant de 73 000 à 90 500 entre 1998 et 2001 et celui des accidents causant au moins trois journées d’absence du travail serait passé de 56 millions à 69 millions.

Entre-temps, en Amérique latine, l’augmentation des effectifs du secteur du bâtiment et le développement de ce secteur, surtout au Brésil et au Mexique, auraient déclenché une forte progression des accidents mortels, qui serait passé de 29 500 à 39 500 au cours de cette même période.

Les maladies et le travail

Les maladies professionnelles les plus courantes sont légion: cancers provoqués par une exposition à des substances dangereuses, affections musculo-squelettiques, maladies respiratoires, perte de l’audition, maladies circulatoires, maladies contagieuses causées par une exposition à des agents pathogènes, et bien d’autres encore. Dans beaucoup de pays industrialisés où le nombre des décès causés par un accident du travail a diminué, le nombre des décès causés par une maladie professionnelle, comme l’abestose, est lui, au contraire, en augmentation.

A en croire cette évaluation, l’abestose serait à l’origine de 100 000 morts par an dans le monde ayant un rapport avec le travail. Parallèlement, rien que dans le secteur agricole, qui emploie à lui seul la moitié de la main-d’œuvre mondiale, et qui est le principal secteur d’activité économique de la plupart des pays sous-développés, on enregistrerait déjà près de 70 000 décès par an pour cause d’empoisonnement dû à l’usage de pesticides, sans compter les maladies non mortelles aiguës ou chroniques, encore plus nombreuses.

Sécurité et santé

L’action de l’OMS en matière de santé au travail met l’accent sur le renforcement de la surveillance, l’évaluation du poids de la santé au travail, le développement d’une base de données par pays, et ce afin de mieux soutenir les politiques de santé au travail, les plans d’action au niveau national. Un autre rôle clé est le développement des compétences à travers un réseau de Centres de collaboration de l’OMS en matière de Santé au Travail qui échange leurs informations sur les facteurs de risques (chimiques, physiques, ergonomiques, psychosociaux, biologiques, accidents).

Enfin, l’OMS définit un minimum de services que chaque pays doit fournir en matière de prévention primaire et de santé au travail.
L’OIT a également communiqué de nouvelles données qui montrent que dans le secteur du bâtiment ce sont au moins 60 000 accidents du travail mortels qui se produisent chaque année dans le monde, soit un décès toutes les 10 minutes. Ce secteur est responsable à lui seul de près de 17 pour cent de ces accidents, sans parler des risques pour la santé auxquels sont exposés ceux qui y travaillent, comme l’exposition aux poussières d’amiante, à la silice et aux substances chimiques dangereuses. Ce rapport insiste, comme le font les conventions recommandations et directives de l’OIT, sur la nécessité de mieux planifier et coordonner les activités menées pour résoudre les problèmes de sécurité et de santé qui se posent sur les chantiers du bâtiment, et d’orienter davantage toutes ces activités vers la lutte contre les maladies et affections professionnelles.

Plus de cent pays participeront à la célébration de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail en organisant des manifestations et activités spéciales dans ce cadre. Conjointement, l’OMS et le BIT uniront leurs forces pour promouvoir et renforcer leur coopération au niveau national entre les ministères du Travail et ceux de la Santé de même qu’avec les milieux d’affaires, les organisations de travailleurs et d’employeurs et d’autres acteurs de la société civile.

25 Avril 2017 : Journée Mondiale du paludisme

Qu’est-ce que le paludisme ?
Le paludisme est une maladie parasitaire potentiellement mortelle transmise par des moustiques. On pensait à l’origine que cette maladie provenait des zones marécageuses, d’où le nom de paludisme dérivé du mot ancien ‘palud’, marais. En 1880, les scientifiques ont découvert la véritable cause du paludisme, un parasite unicellulaire appelé plasmodium. Ils ont ensuite découvert que le parasite était transmis d’une personne à une autre par les piqûres d’un moustique Anophèle femelle, qui a besoin de sang pour nourrir ses oeufs.

Le paludisme en chiffres
Chaque année 300 millions de personnes sont atteintes du paludisme et tue plus de 3000 personnes par jour, en Afrique subsaharienne. Le taux de mortalité dû au paludisme est d’au moins 85% en Afrique, de 8% en Asie du Sud-est, de 5% dans l’Est de la Méditerranée et de 1% dans l’Ouest du Pacifique. Actuellement, environ 40% de la population mondiale habitants des pays les plus pauvres du monde pour la plupart sont exposés au paludisme.

Le paludisme, une maladie transmise par un moustique, est responsable de plus d’1 million de décès d’enfants par an – la plupart d’entre eux ayant moins de cinq ans. Quatre-vingt-dix pour cent des décès surviennent en Afrique, au sud du Sahara. Le paludisme est la première cause de mortalité infantile en Afrique. Sur les dizaines de millions qui survivent à cette maladie, un bon nombre sont handicapés physiquement et mentalement. Le paludisme tue un enfant africain toutes les 30 secondes.
Si les secteurs privé et public collaborent efficacement, nous pourrons rapidement réorganiser le marché des médicaments antipaludiques et faire d’énormes progrès dans la lutte pour faire reculer cette maladie.

Les actions de l’UNICEF
UNICEF et ses partenaires travaillent avec les plus gros fabricants du monde afin de développer la production de médicaments de grande qualité, de telle sorte que chaque enfant et chaque communauté ayant besoin de ces médicaments puissent les obtenir rapidement. L’UNICEF lance également un appel aux pays donateurs pour qu’ils aident les pays où le paludisme est endémique à effectuer le paiement des nouveaux médicaments

Outre son combat pour améliorer l’accès aux médicaments, l’UNICEF soutient les programmes de lutte contre le paludisme dans plus de 30 pays d’Afrique. En plus des médicaments antipaludiques, l’UNICEF a fourni l’an dernier près de 5 millions de moustiquaires, ainsi que des insecticides utilisés pour imprégner les moustiquaires, pour une valeur totale d’environ 17 millions de dollars EU. En empêchant le moustique de piquer et en tuant le moustique porteur de paludisme, la moustiquaire imprégnée d’insecticide peut diminuer les cas de contamination de façon spectaculaire – et les décès.

L’UNICEF apporte également son soutien aux programmes d’éducation des communautés afin d’améliorer les connaissances locales en matière de prévention du paludisme et l’usage approprié des moustiquaires traitées. Les programmes enseignent également la façon d’identifier les symptômes de cette maladie et l’importance d’un traitement rapide. Ces deux éléments sont essentiels dans la lutte contre le paludisme, qui frappe souvent tout au long de l’année et peut être confondu avec d’autres maladies.
Depuis 2008, la journée africaine du paludisme est devenue journée mondiale du paludisme.

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