ANALPHABÉTISME NUMÉRIQUE AU BURKINA FASO : ENCORE LOIN DE L’OBJECTIF…

En Afrique, depuis plusieurs années, bien de pays africains fournissent d’importants efforts pour promouvoir activement le numérique. Pourtant, de nombreuses populations demeurent encore en proie à l’analphabétisme numérique. Le Burkina Faso en constitue encore la preuve. CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS fait le tour du Net pour vous faire le point sur ce sujet.

 

Des jeunes burkinabés encore peu expérimentés de TIC

Dans les pays africains, le numérique a gagné du terrain et bon nombre de jeunes s’activent dans l’utilisation du numérique. Cependant, même en 2019, il y a encore des pays africains où le nombre de jeunes analphabètes des TIC demeurent important. Cette idée se renforce quand on constate que même des jeunes scolarisés et des étudiants éprouvent des difficultés dans les bases de l’univers du numérique.

En effet, le cas du Burkina Faso demeure assez explicite. Pour cette rentrée 2019, il a été constaté que bon nombre de futur bacheliers semblaient étrangers au TIC. Ils avaient du mal à s’inscrire en ligne. Autrement dit, au Burkina Faso, il y a encore bon nombre de jeunes qui ont peu d’expérience d’internet.

Par ailleurs, ces informations arrivent sans surprise car une étude intitulée Africascope souligne un faible taux de connexion internet en Afrique. Selon cette étude, l’Afrique compte environ 28 % d’usagers quotidiens d’internet. Par contre, en 2018, click here pour le Burkina, le taux d’accès à l’internet tournait autour de 19%.

Bref, les burkinabés comme bon nombre d’africains ont encore beaucoup d’efforts à fournir pour s’initier davantage aux TIC.

 

Des actions pour faire reculer les lignes de l’analphabétisme numérique

Au fil des années, les pays africains réalisent de plus en plus l’importance d’accélérer l’utilisation des TIC et de l’internet. Et pour ce faire, des projets allant dans ce sens se multiplient.

Ainsi, cette année, le Burkina Faso mise sur lancement du projet BFIX et la promotion du centre d’incubation numérique, Keolid. Cela devrait apporter un nouveau souffle au développement des TIC au pays des hommes intègres.

Aussi, on notera que pour de nombreux experts, le numérique et l’internet ont le pouvoir de booster l’Afrique. Seulement, il faut encore multiplier les actions en vue de réduire grandement le poids de l’analphabétisme numérique.

Par ailleurs, plusieurs autres actions restent lancées par des associations au Burkina en vue de promouvoir les TIC. On citera en exemple l’association Koura qui organise souvent un atelier de formation sur les opportunités des TIC.

Tout compte fait, le Burkina accuse un retard évident mais il compte vraiment changer la donne sous peu. Et cela pourrait arriver avec le projet e-Burkina, la construction d’un port sec numérique et bien d’autres challenges numériques.