AFRIQUE DU SUD : DIAGNOSTIC DES VIOLENCES XÉNOPHOBES

Le pays de Nelson Mandela a toujours eu l’image d’un pays où règne la paix et la quiétude sociale. Pourtant, au fil des années, de multiples faits forts regrettables survenu en Afrique du Sud ont poussé à croire le contraire. D’aucuns soutiendraient même que ce pays a souvent été en proie aux violences liées à la xénophobie. La rédaction de CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS vous apportent quelques avis sur les réelles motivations de ces actes de violences.

 

Jeunes noirs d’Afrique du Sud, d’une trop grande complaisance à la jalousie…

En Afrique du Sud, tout porte à croire que la quiétude politique post-apartheid et la croissance économique aurait plongé la jeunesse dans une trop grande complaisance.
En fait, nul ne contestera que l’économie sud-africaine reste l’une des plus grandes et des plus développées du continent.
Pourtant, les jeunes de ce pays auraient développé un fort sentiment de liberté avec une mentalité particulièrement détendue. En plus, bon nombre de jeunes sud-africains auraient tendance à vivre en mode YOLO accomplissant des actions généralement peu utiles. Et cela aurait progressivement conduit les nationaux vers une sorte de paresse.

Par ailleurs, précisons que le système politique qui a existé pendant et après l’apartheid n’a pas vraiment profité aux jeunes noirs locaux. En clair, les dispositions politico-sociales liées à l’éducation, la formation et même l’emploi n’ont visiblement pas permis de préparer dûment les noirs sud-africains au rôle à jouer dans l’ascendance économique du pays. Ainsi, les étrangers généralement plus dynamiques, plus compétents et tolérants aux faibles salaires restaient longtemps privilégiés par les entreprises.

Donc, années après années, certains sud-africains se complaisaient alors que de nombreux migrants économiques venaient s’installer. D’autres jeunes locaux plus consciencieux ont pris d’assaut les universités. Cependant, il faut du temps pour arriver au terme de leurs études. Et très souvent, les entreprises préfèrent aussitôt recruter des étrangers disponibles.

Enfin, d’aucuns diront, que les sud-africains manifesteraient ainsi un sentiment de jalousie face à ces migrants économiques. Ils click here seraient surtout jaloux de ces étrangers qui amènent de nouvelles compétences et des idées alors qu’eux-mêmes fils du pays, se prélassaient.

 

 

Une vision unidirectionnelle

Face à tout problème, il convient de rechercher les causes dans plusieurs directions et sous différents angles. Cependant, pour certains jeunes de l’Afrique du Sud, on ne dira pas autant. Selon eux, il n’y aurait qu’une seule raison pour justifier la pauvreté galopante et le chômage qui gangrènent le pays.

En clair, ils tiennent pour principaux responsables de leur précarité, les étrangers économiquement bien installés dans le pays.

Aussi, le ministre sud-africain du développement social avait fait une déclaration qui soutiendrait aisément cette logique. En effet, il affirmait à la BBC que les émeutiers craignaient de perdre leur emploi au profit d’étrangers. Par ailleurs, certaines sources révèlent que les récents actes de xénophobies ont débuté avec une grève nationale au Kwazulu Natal. Il s’agissait des camionneurs sud-africains qui protestaient contre l’emploi de chauffeurs étrangers qu’ils tenaient responsables du chômage.

Cette vision unidirectionnelle de l’avenir des jeunes quant à la création de richesse et l’emploi demeure déplorable.

 

 

Une promptitude à la violence en Afrique du Sud

Dans l’histoire de l’Afrique du Sud, on retrouve aisément de nombreux cas d’affrontements ou de conflits violents. Ainsi, il y a des raisons de croire que bien de jeunes sud-africains ont une promptitude à choisir le chemin de la violence pour régler les problèmes.

On notera également qu’à plusieurs reprises, les étrangers ont été pris pour cibles en Afrique du Sud. Et dans bien des cas, cela se fait de façon violente. Le cas de cette année 2019 démontre également une trop grande facilité des sud-africains à aller vers la violence. En fait, il a suffi de lancer quelques appels à mobilisation consistant à se « débarrasser » des étrangers pour qu’on assiste à des scènes regrettables.

Tout compte fait, on retiendra que bon nombre de jeune sud-africains ont vraiment besoin de changer de mentalité.