15 FEVRIER 2018 : JOURNEE INTERNATIONALE DU CANCER DE L’ENFANT

Depuis l’année 2002, chaque 15 Février (Journée Mondiale du cancer de l’enfant) est pour bon nombre d’associations, décideurs, professionnels de la santé et personnes de bonnes volontés, l’occasion de plancher sur les questions touchant au « cancer infantile ». A priori, cette journée internationale vise à mieux faire connaître au grand public les réalités autour du cancer pédiatrique, promouvoir les actions de prévention ainsi que l’accessibilité aux soins et stimuler la collecte de dons pour le financement de la recherche associée.

Etat des lieux
Même si par ignorance, d’aucuns estiment que le cancer n’est pas une maladie pour les enfants, une réalité incontestable est que la prévalence du cancer infantile dans le monde ne cesse d’augmenter. Dans les pays développés, le cancer chez l’enfant est la deuxième cause de mortalité. Dans tous les pays, on retrouve dans les hôpitaux des enfants souffrant de leucémie ou cancer de sang, de cancer de rein ou de bien d’autres types de cancer.
Au CHU Sylvanus Olympio (Togo), ils se comptent par dizaines, les enfants qui sont diagnostiqués cancéreux en l’espace d’un seul trimestre. Pour la plupart de ces enfants, l’accès à un traitement adéquat reste difficile en raison du retard de la prise en charge mais surtout parce que malheureusement, bien des parents sont démunis.

Des prises en charges problématiques
Dans le monde et surtout en Afrique, les cas de cancer infantile enregistrés se multiplient. Pourtant, la prise en charge peine à suivre la tendance. Comme dans bien de pays ouest-africains, le cas du Togo ne fait pas exception et le Dr DOSSOU Guédénon, responsable de l’Unité de prise en charge des cancers de l’enfant (CHU S.O.) l’a clairement souligné lors d’une conférence en Novembre 2017 à Lomé.
En effet, la prise en charge des enfants cancéreux implique des analyses coûteuses et des traitements allant de 6 mois à 3 ans. En somme, au Togo, les parents d’enfants click here malades peuvent être appelés à dépenser jusqu’à trois millions (3 000 000) de francs CFA. Ce qui n’est pas évident pour un togolais moyen. C’est clair que cette prise en charge reste cruellement confrontée à des difficultés d’ordre financier et surtout matériel. La difficulté d’accès aux médicaments et équipements appropriés entraine une augmentation du nombre de décès infantile enregistrés suite à un cancer.

Quelques lueurs d’espoir…
Il faut noter que dans de nombreux pays, de plus en plus d’associations prennent conscience de l’importance de ce combat et apportent leur soutien aussi bien financier que matériel. Des initiatives sont également lancées dans le but de collecter des fonds qui permettraient de financer les recherches en cancérologie pédiatrique.
Aussi, de nombreuses activités sont souvent menées en vue de sensibiliser le plus grand nombre car bien de gens ignorent tout sur l’existence des cancers chez les enfants.
Au Togo, on parle de la gratuité des analyses médicales et l’hospitalisation. Encore, faut-il retenir qu’il ne s’agit pas d’une gratuité intégrale de la prise en charge !
En attendant que le Togo prenne les dispositions requises pour une meilleure prise en charge des enfants victimes de cancer, certaines associations font des efforts dans ce sens. Le cas le plus illustratif reste celui de l’Association Victoire basée à Toulouse en France. Par ailleurs, le Togo fait partie du groupe franco- africain d’oncologie pédiatrique et bénéficie de médicaments appropriés que le groupe met gratuitement à la disposition des patients.
Pour l’instant, il faut juste préciser qu’au Togo, depuis fin 2017, une idée de construction d’un hôpital de jour, d’une maison pour les parents des enfants malades et l’amélioration de la prise en charge de la douleur serait en gestation.
Croisons tous les doigts pour que cette idée devienne une réalité avant le 15 Février 2019.

Article de CAFE INFORMATIQUE & TELECOMMUNICATIONS

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